Dans sa dernière vidéo consacrée à l’évangile selon saint Jean, Dominique de Villepin poursuit un travail singulier de mise en récit spirituelle et politique. L’ancien Premier ministre y explore les thèmes johanniques de la parole, de la lumière et de l’incarnation, autant de notions qui résonnent avec les fractures contemporaines de la société française. Loin d’un simple commentaire biblique, cette prise de parole s’inscrit dans une démarche plus large : préparer les consciences à un retour sur la scène politique, en filigrane d’une possible candidature en 2027.
Nous vivons à l’époque de pierres rapides, de pierres de mots, de pierres d’images, de pierres de réputation.
Dans sa dernière vidéo consacrée à l’évangile selon saint Jean, Dominique de Villepin poursuit un travail singulier de mise en récit spirituelle et politique. L’ancien Premier ministre y explore les thèmes johanniques de la parole, de la lumière et de l’incarnation, autant de notions qui résonnent avec les fractures contemporaines de la société française. Loin d’un simple commentaire biblique, cette prise de parole s’inscrit dans une démarche plus large : préparer les consciences à un retour sur la scène politique, en filigrane d’une possible candidature en 2027.
À travers saint Jean, Dominique de Villepin propose une vision du pouvoir comme responsabilité morale, appelant à dépasser les clivages et à renouer avec une forme d’élévation du débat public. Cette lecture spirituelle agit comme un prélude, un temps long de maturation collective, qui contraste avec l’immédiateté habituelle de la politique française. Sans nier les zones d’ombre ou les erreurs commises lorsqu’il était au pouvoir, l’ancien chef du gouvernement ne s’y attarde pas : il privilégie la transmission d’une expérience et d’une hauteur de vue.
En quatre leçons qu’on lui reconnaît bien, il nous rappelle combien, en 2026, il faut refuser l’immédiateté du verdict social, car la vraie justice commence par la vérité sur soi, sur soi-même, d’autant plus que la faute n’est pas toujours jugée de la même manière selon les personnes. La justice peut alors se transformer en mise en scène, et la mise en scène en violence.
Pour Itinéraire Bis, cette vidéo illustre la cohérence d’un discours où spiritualité, culture et ambition politique se rejoignent. Dominique de Villepin y esquisse moins un programme qu’un climat, préparant doucement l’opinion à l’idée d’un engagement présidentiel en 2027, sous le signe du sens et de la parole retrouvée.
Renée SCHANEN

